Cracovie – Auschwitz

voir aussi : Cracovie – Usine Schindler et GHETTO

hier : Cracovie – Kazimierz l’ancien quartier juif à Krakow

Alors c’est vrai qu’au début de notre réservation pour Krakow, nous n’avions pas forcément percuté que nous allions être si près du plus grand camps d’extermination de toute l’Europe.

Notre décision de nous rendre là bas a bien sûr un but culturel mais c’est aussi un très grand symbole (bien qu’absolument atroce) historique. Cela fait remonter tous les livres qui racontaient l’horreur : Le Journal d’Anne Frank, Un Sac de Billes de Joseph Joffo, ou la vie est belle qui retraçant cette période de l’histoire…

Pourtant, je n’imaginais pas aller à Auschwitz « pour de vrai ».


Se rendre a Birkenau

Nous avions plusieurs possibilité : une agence, en solo en voiture ou en solo en transport en commun.

On a mis longtemps a faire notre choix

  • soit une agence tout compris mais surement bâclé
  • ou en solo

Du coup on a choisi l’option solo

Peut-être parce qu’une part de moi-même aurait aimé que ce lieu n’existe que dans nos programmes d’histoires, je pense qu’on est très loin du compte entre ce qu’on nous raconte dans les livres, ce qu’on voit sur place voire même avec ce que les gens ont pu y « vivre » (si on peut utiliser « vivre » comme terme)

Monument historique et culturel majeur, qui contribue au « devoir de mémoire », Auschwitz est depuis 1979 inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.


Le soleil nous réveille des 5h30 ! Impossible de se rendormir et ça tombe bien.

Nous prenons notre temps. Quand soudain… on le prend ou le bus pour Auschwitz?

Les transports :

après étude c’est la misère

  • Uber/ taxi : compter 150 euros le trajet
  • Location de voiture : comme on a choisi le lundi matin et qu’on loge en centre ville c’est mission impossible

Sur place aussi c’est la misère a se garer il y a 150 places de voiture au max !

  • Le train : il y a un REG mais c’est 6h du matin (pour arriver avant 8h30) ou alors arrivée vers 11h +20min de marche
  • il nous reste que le Bus

  • Trajet entre 1h20 et 2h

Ah ben ouai dis donc faudrait peut-être qu ‘on s’active …

Nous voila donc a faire le tour de la gare a la recherche du bus, finalement une dame de la gare nous informe que c est sur le quai G1 a 8h05 … il est 7h50 ouf

Encore une fois le sans contact avec la revolut passe nickel.

Revolut en voyage

Et puis il ne faut pas trainer ils sont hyper ponctuel voire en avance

ce sera la compagnie lajkonik et bim a 8h05 pétante le bus part ! Il nous posera sur le Parking du muzeum. Parfait

 


Auschwitz 

En fait il y avait 3 « camps » : récap des 3 sites

  • Auschwitz I – Birkenau  installé dans un ancien camps de baraquement de l’armée polonaise : transformé en musée.
  • Lieu de dépose du bus
  • + où se trouve le portail Arbeit macht frei
  • et où l’on peut découvrir aujourd’hui la partie « musée » du camp.

Portail d'Auschwitz I, avec le fameux

=> du coup c’est ici qu’on réserve les billets :

Choose the date – Państwowe Muzeum Auschwitz-Birkenau

  • Auschwitz Birkenau II : il n’y avait plus assez de place. c’est à la fois camp de concentration et centre de mise à mort immédiate où périrent plus d’un million de personnes, juives dans leur immense majorité ainsi que des Tziganes ;

 

  • Auschwitz III Monowitz-Buna : le troisième, tout près d’une usine de caoutchouc ce qui permettait d’avoir de la main d’œuvre gratuite. il ne reste plus rien les allemands ont tout fait explosé

Ces trois camps étaient complétés par une cinquantaine de petits camps dispersés dans la région et placés sous la même administration.

Plan de situation des trois camps d'Auschwitz


Les tickets :

Nous réservons donc nos visites a l’avance (3 mois avant) pour avoir une visite en Français.  il n’y a que 15 places de dispo en Français soit 10h soit 13h

Notre visite débutera à 13h00. j’ai réservé sur le site 3 mois à l’avance

Choose the date – Państwowe Muzeum Auschwitz-Birkenau


Nous arrivons sur place et nous prenons la première navette : Elle est gratuite


La visite sur Birkenau II

beaucoup plus grand que le précédent.

Construit en 1942.

Il y avait des séparations entre les hommes et les femmes et des sous séparations.

Les soldats soviétiques travaillaient et n’ont pas vécus bien longtemps.

C est ici que Simone Weil a été déportée en 43 (enfin dans une gare a cote).

En 44 il y avait quelques milliers d hommes de femmes et de tziganes.

Avec une majorité de juifs.

A partir du printemps 1944, les nazis ne se cachaient plus… et ont fait en sorte de prolonger la voie ferrée jusqu’à Birkenau. La sélection s’effectuait alors à l’intérieur même du camp, comme en témoigne aujourd’hui les rails.

Cette gare d AUSCHWITZ a été créé pour accélérer le processus d extermination.

Il comprend, dans sa configuration finale, trois parties ou Lager : le camp des femmes, le camp des hommes et une extension jamais terminée « Mexico » ; en tout, 300 baraques environ, tout usage confondu. Chacun des Lager est entouré de clôtures de barbelés électrifiés à haute tension. Certains détenus désireux de se suicider se jetaient sur ces fils de fer.

En brique ce sont les baraquements d origines, celle en bois ont été détruites car il y avait trop de visiteurs alors ils ont fermés le secteur et ils en ont recréé comme d epoque.

En hiver ca pouvait descendre a -40 (sans chauffage) et en ete +40 dans les baraquements de briques. Le taux de mortalité était élevé durant ses 5 saisons

La traditionnelle photographie où l’on voit des rails qui, venant de l’intérieur du camp, mènent à la sortie (faisant aussi office d’entrée) du camp de Birkenau tel qu’il se présente aujourd’hui correspond donc à la configuration ultime du camp. Elle laisse croire qu’il s’agit de la voie de chemin de fer qui pénètre dans le camp mais en fait, comme elle est prise depuis l’intérieur du camp, il s’agit de la portion finale de ligne, empruntée par les trains qui arrivaient, se vidaient puis repartaient vers cette sortie.

Les chambres à gaz peuvent recevoir près de 1 440 personnes pour les plus grandes et 770 personnes pour les plus petites20. Une salle, dotée d’une installation sanitaire factice, laisse entrevoir une trappe sur le toit d’où le zyklon B est jeté par des gardes. Les cadavres sont ensuite soigneusement examinés afin d’en extraire bagues ou d’éventuelles dents en or avant d’être aussi vite que possible brûlés dans les fours crématoires contigus. C’est la mission du Sonderkommando choisi parmi les prisonniers. Vers la fin de la guerre, alors que les crématoires tournent à plein régime, les nazis tuent plus de victimes que les fours peuvent en accepter et doivent brûler les corps dans des fosses de crémation creusées à proximité.

un australien qui a perdu un membre de sa famille a achète son wagon en Allemagne et en a fait don a Auschwitz .

Selon l’endroit ou les wagons s’arrêtent leur sort étaient scellés. (Plus au fond a l opposé de la porte d entrée se situe les chambres a gaz)

Il pouvait y avoir 100 -120 personnes /wagons ! Avec a peu pres 20% de taux de mortalité.

(Forcément quand on pense 3 jours et 3 nuits debout, la chaleur, avec 1 seau pour des toilettes, l’odeur .. un voyage déshumanisant. )

Les premières sélections avaient lieu. Des prisonniers récupérés des bagages et poussaient les déportés nouvellement arrives.

Simone Weil disait qu’en descendant on lui a dit « tu as 18 ans n’oublies pas » car moins de 18 ans c’etait la chambre a gaz… elle a menti sans savoir pourquoi ça lui a sauvé la vie.

Ainsi nous prendrons le chemin de gauche vers le crématorium….

Ils étaient stockés dans un lieu appelé « canada ». Il y avait 30 blocks consacres a ca. Il y avait des bijoux et les objets de valeurs que les déportés ne reverront jamais.

Des machines a coudre, robes, châles.

Tout ceci partait en Allemagne. Pour partir à la banque ou vendus aux allemands


Au bout du chemin de fer il y a un monument de commémoration

Cela symbolise le bout du chemin, de la vie, le lieu vers l’extermination…

le crématorium a servi jusqu’au bout jusque 20 janvier 1944.

Les prisonniers qui pouvaient marcher ont été ramené a pieds vers l’Allemagne. On appelle ça la « marche de la mort ».

Les prisonniers qui travaillaient au crématorium craignaient pour eux car ils étaient témoins direct de l’horreur alors ils ont essayé de marcher plus vite dans la marche de la mort pour se fondre dans d’autres groupes. Cependant ils pouvaient être identifiables car ils mangeaient plus que les autres.


Le temps de se changer les idées avec une geocache il est temps de repartir vers le muzeum.

Je ne sais pas pourquoi même si les baraquements ne sont que des copies j’ai l’impression que ça sent la mort, mon cœur a une boule au ventre et mon estomac se noue a imaginer les conditions de vie.

D’ailleurs sur le site bien que verdoyant il n’y a pas d’animaux ou alors dans les forêts environnantes.

La petite touche d’étonnement à la boutique souvenir.


Nous avalons un sandwich avant le début de la visite car outre le fait qu’on aura pas forcément envie de manger au cœur de l’horreur, que notre planning sera serré pour visiter les 2 camps dans la journée, c’est aussi interdit (et ça se comprend c’est comme un manque de respect pour ses millions de déportes).

Nous nous posons dans l’herbe mais le temps se couvre alors on espère que ca ira mieux.

Ne pas oublier ses papiers d identité pour valider son identité.

Nb : la carte de credit c’est ok

Nous passons le contrôle de sécurité et nous dirigeons vers l endroit des visites guidées ou on nous colle un casque audio et un sticker bleu « francais »


La visite sur Birkenau I –Auschwitz & Birkenau Memorial

Ici c’est le musée, ce pourquoi nous avions réservé

(En fait la visite c est 2h le musée et puis 1h le camps ou on était ce matin … donc on va y retourner)

La visite des camps a une charge émotionnelle intense, elle est même éprouvante même si Auswitz nous met en conditions.

Wavel était le QG des allemands. Nous visiterons cette semaine.

Le matin les ouvriers allaient au travail a 4-5km de la pour des journées de 10h. Une partie de leur travail était de construire birkenau. (En fait c est le nom du village qui a été rasé et reconstruit par les déportés).

Cela concerne environ 10 villages.

Le Lieu a été choisi car c était un centre ferroviaire international…

Chaque bloc se cible sur un thème en particulier :

Pour surveiller les détenus, les SS utilisent des Kapos, recrutés parmi les prisonniers allemands de droit commun les plus violents. Les détenus sont catégorisés par un symbole cousu sur leur combinaison de bagnard : prisonnier politique, Juif, etc.

Les détenus sont identifiés par un numéro tatoué sur le bras.

Dans un bloc il y a environ 1000 personnes.

A partir de 1942 le camp devient camps d extermination

1,1 millions de juifs ont été déportés, seulement 100 000 ont survécu.

Ici une urne de cendre humaine en memoire des exterminations.

Il existait des camps de travail (concentration) , d extermination et d autres qui combinait les 2.

Certains polonais ont été expulsés de leur ferme puis déportés tandis que les allemands occupait leur maison.

Les méthodes étaient dégueulasses tel que laisser les tziganes dans 2 baraquements alors eux n avaient pas la chance de travailler. Ils les laissaient simplement mourir de faim !

Les stratagèmes pour mettre en confiance les déportés est affreux :

  • mettre des faux camions de la croix rouges
  • Arrêter les wagons devant des baraquements pour leur croire qu’ils vont y aller
  • Faire croire a des douches

C’est en observant les précautions importantes que nécessite l’emploi d’un pesticide utilisé pour nettoyer les baraquements que l’idée vient à l’assistant de Höss, Karl Fritzsch, d’employer le Zyklon B. Il l’utilise d’abord dans le block 11 sur des prisonniers soviétiques. Höss satisfait de la méthode de Fritzsch décide de la généraliser3. Le Zyklon B était un pesticide connu et utilisé couramment dans l’armée allemande, le camp d’Auschwitz en possédait donc de grandes quantités en stock. Pour nettoyer un baraquement de la vermine qui l’infestait, il fallait en faire sortir tous les prisonniers, fermer hermétiquement toutes les ouvertures et répandre les cristaux de ce pesticide sur le sol. Après environ une demi-heure, un soldat pénétrait dans le baraquement, muni de gants et d’un masque à gaz, pour ouvrir et ventiler la pièce.

Testé en sur des prisonniers de guerre soviétiques, le produit se révèle mortel même en très petite quantité. Les SS ajoutent des ventilateurs pour accélérer la ventilation après le gazage. Les corps des premières victimes recouvrant souvent les cristaux de Zyklon B qui réagissent à l’air, ils installent également des colonnes percées de trous, où le produit est versé depuis le toit par un soldat. Des fosses sont transformées en bûchers pour brûler les corps arrosés de gasoil.

Il y a 2 petites pièces dans le système d extermination

Vestiaire, chambre a gaz et le four sont au même niveau. Les cristaux de cyanure sont jetés par le toit.

C’était la chaleur humaine qui faisait que ça se déclencher.

1000 prisonniers en 30 minutes.

Seul 100 personnes qui travaillaient dans le crématorium ont survécu..

Nous passons dans une scène avec 2 tonnes de cheveux ! Mon estomac remonte! Ses mèches blanches, brunes

Par respect pas de photo


les prisonniers ont pris en photo des scènes du musée


Block 7

Seul les prisonniers politiques ont été photographiés pour les archives (40 000). En rouge

A 3h du matin il y a l’appel au block, notamment pour aller aux toilettes.

Il ne pouvait pas y aller seul donc leurs vêtements étaient souillés. De toute façon il n’y avait pas d eau et pas de chauffage (juste de la déco)

D ailleurs pour punition suite a une fuite de 100 personnes 1 block a eu 29h d’appel en plus de leur journée de 10h de travail… sachant qu’ils devaient rester debout sans boire manger et sans bouger …

Quand on cumule 2 triangles c est par exemple des juifs + politique. Leur durée de vie au camp sont parfois de quelques jours.

Le block 20 est le block francais


Le block 11 : block de la mort

La prison dans la prison, Le lieux des exécutions

Des soi disant salles de jugements,

4 personnes /m2 dans les cellules.

Ici il y a aussi les kapo qui sont des déportes. Pour gagner du temps les deportes etaient fusilles nus, ainsi les vêtements pouvaient etre récupérés…

900 tentatives d’evasion qui seront pendus.

 

 

 


Block 21 : l hôpital

Le lieu des expériences et la ou les médecins achevaient les malades

Block 20 : le block francais




D’un point de vue technique:

  • attention il y a une taille de sac a respecter 30x20x10 : un sac a main classique
  • Le pipi a double en prix : 2zlt
  • Et le reste aussi : (et que en cash)

Très très peu d’endroit pour s’asseoir… mais ya de l’herbe

En réservant la visite d’environ 7-8km (3h30) on visite les 2 camps !


Le retour

Hop le bus nous attends, 30zlt et nous depose a la gare


Après 1h30 de bus nous nous arrêtons a la galerie commerciale,

Achetons les YAH tant mérité de KRAKOW, POLAND et WARSAW,

Nous nous permettons une D5 qui vient d’être réactive et pour laquelle nous sommes éligible.

Et découvrons une autre église en fin d’office religieux.

Notre uber eats arrive en même temps que nous. La journée a été bien rempli

A demain pour la chasse au dragon de Wavel :Cracovie – Le chateau de Wavel


Sources :

 


7 réflexions sur “Cracovie – Auschwitz

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s